Union Locale CGT du 10ème arrondissement de Paris

Accueil > Actualité > Rythmes scolaires : rien n’est réglé, tout reste à gagner !

Rythmes scolaires : rien n’est réglé, tout reste à gagner !

vendredi 9 mai 2014,

La réforme des rythmes scolaires est une mauvaise réforme. Nous le disions il y a déjà un an, nous le disons toujours aujourd’hui.
La CGT n’a cessé d’en pointer les dangers, à la fois pour les enfants et leur famille, les personnels de l’Éducation Nationale, ceux des services publics et les professionnels des associations en charge des activités péri-scolaires.

Le nouveau décret (à lire ici) ne résout rien, voire aggrave la situation.

Les représentants de la CGT Éduc’Action ont donc voté contre au Comité Technique Ministériel (notre déclaration préalable et les votes à lire ici ) ainsi qu’au Conseil Supérieur de l’Éducation (la déclaration liminaire et les votes sont par là ).

Alors qu’à Paris la mairie n’a pas l’intention de remettre en cause le PEDT (valable jusqu’en 2016) et que l’IA-DASEN, pas plus que son prédécesseur, ne semble avoir à coeur l’intérêt réel des élèves,

OUVRONS LE DEBAT AUTOUR DE 7 ENJEUX !

- 1/ Combattre la flexibilité, la précarité, la paupérisation du travail qui ont un effet direct sur la vie des parents comme celle des enfants...
- 2/ Refonder l’école pour assurer l’épanouissement et la réussite de tous en refusant le socle commun...
- 3/ Reconquérir le temps d’apprendre vraiment en allégeant les programmes annuels, sans quoi il ne peut y avoir de réelle modification des rythmes d’apprentissage des enfants.
- 4/ Revaloriser l’école et les métiers de l’éducation :
Pour les enseignants, la CGT revendique une déconnexion de leur temps de travail de celui des élèves, avec un temps d’enseignement de 18 heures permettant une véritable politique de « plus de maîtres que de classes », et un retour à 26 heures d’enseignement pour les élèves en renforçant le travail par petits groupes, le travail d’équipe.
Pour les AVS et EVS, un statut reconnu dans la fonction publique et la reconnaissance de membre de plein droit de l’équipe éducative.
Pour les ATSEM et les personnels territoriaux, le respect de leur travail et sa revalorisation : leur temps de travail doit prendre en considération les spécificités des activités et les temps de concertation nécessaires avec les enseignants.
Pour les RASED : la reconstruction du réseau, outil indispensable de lutte contre l’échec scolaire.
- 5/ Mieux articuler, sans les confondre, les missions de tous les acteurs éducatifs...
- 6/ Redonner sa place à l’éducation populaire et agir contre la déprofes- sionnalisation de ses activités.
- 7/ Garantir une égale qualité de l’offre éducative pour tous les élèves : La CGT réaffirme que l’école doit rester dans le cadre d’un véritable service public de l’éducation, national, laïc et gratuit.

Brèves